19.07.2009
DE LA PROSE DÉDIÉE À MES PRINCESSES
Non, non, non! Je ne suis pas à la recherche du temps perdu. En recherchant un certain poème de Marie Noël, religieusement récité dans ma jeunesse, j’ai mis la main sur un ouvrage intitulé : « Femmes célèbres » signé Claude Francis, qui fut, « à l’époque » mon professeure au Conservatoire d’art dramatique Francis-Sinval.
L’auteure évoque le portrait de 18 femmes célèbres. Le premier chapitre est consacré à Cléopâtre. Suivront, entre autres, Blanche de Castille, Madame de Sévigné, La Grande Mademoiselle, Marie Curie, Helen Keller pour terminer par Marie Noël qu’elle admirait tout particulièrement. J’ai, du coup, retrouvé le poème que je cherchais désespérément.
Enfin, le dernier chapitre du recueil s’intitule « Et tant d’autres… » Voilà que j’y redécouvre un écrit en prose qui ferait sourire mes princesses. Je vous le livre à l’instant :
Il n’est pas bien honnête, et pour beaucoup de causes
Qu’une femme étudie et sache tant de choses.
Former aux bonnes mœurs l’esprit de ses enfants,
Faire aller son ménage, avoir l’œil sur ses gens,
Et régler la dépense avec économie,
Doit être son étude et sa philosophie.
Nos pères sur ce point étaient gens bien sensés,
Qui disaient qu’une femme en sait toujours assez
Quand la capacité de son esprit se hausse
À connaître un pourpoint d’avec un haut-de-chausse.
Les leurs ne lisaient point, mais elles vivaient bien;
Leurs ménages étaient tout leur docte entretien,
Et leurs livres, un dé, du fil et des aiguilles,
Dont elles travaillaient au trousseau de leurs filles…
Molière d’ajouter par la bouche de Clitandre :
Je consens qu’une femme ait des clartés de tout,
Mais je ne lui veux pas la passion choquante
De se rendre savante, afin d’être savante.
Heureuse fin de dimanche. Je vous livrerai le poème retrouvé avant la nuit, ma nuit.
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03.07.2009
UNE PENSÉE POUR L'ÉTERNITÉ
Une amie m'envoie cette pensée en ce matin grisâtre. Je la trouve vivante
Si tu choisis l'incinération,
sache que ce sera ta dernière cuite.
Tandis qu'enterré, tu auras toujours
une chance d'avoir un petit ver dans le nez.
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26.06.2009
LE FESTIVAL DES ROBES DE BAL (SUITE)
Le festival des robes de bal, une note parut dans la catégorie humour le 15 octobre 2006 a connu un regain de vie cette année encore. L’histoire se répète à une virgule près. L’invitation de les accompagner, recherche de la robe rêvée rue Saint-Hubert, choix extrêmement difficile à faire cette année encore. Mission accomplie.
En 2006, les deux pitchounettes se nommaient Tanya et Rachel. Cette année, il s’agit de Sinead, mon adorable petite-fille et de Monika à droite sur la photo.. Si j’arrive à "créer" ma bannière, le mot n’est pas trop fort, je vous parlerai de Monika, une resplendissante jeune hongroise accueillie au sein de la famille de notre gendre et de notre fille, le temps de terminer la dernière année de ses études secondaires, de partager nos coutumes et nos traditions, de vivre nos quatre-saisons et de repartir avec les mots et les paroles de chez nous.
Grand-maman tu prendras des photos? Plusieurs Monika et il y en aura une sur mon blog ainsi, tes parents pourront t’admirer et te chérir le soir même de ton bal..
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24.06.2009
JE PLIE ET NE ROMPS PAS
« Tout ce qui plie ne casse pas » vous aurait rappelé sagement votre défunt père. Avait-il appris dans son jeune âge la célèbre fable de La Fontaine : le chêne et le roseau? Peu importe, vous l’avez en mémoire. Elle vous revient en temps et lieu. .
Ce que vous avez oublié? Vous n’êtes plus cette gazelle pour enjamber le jardin en trois ou quatre bonds et rejoindre vos amis à la terrasse d’en face.
Vous voilà le pied gauche enfoui dans le trou qu’a creusé la marmotte, laissant votre petite personne assise pour ne pas dire effondrée au bord du précipice, sur la terre ferme. Vous ne bougez plus. La douleur vous transperce, va droit au cœur. Vous avez le souffle coupé. Monsieur-gendre et madame-fille, témoins de la chute rocambolesque, les yeux horrifiés, offrent de vous retirer de votre impasse. « À son âge » doivent-ils se dire?
D'abord, la douleur est trop aiguë pour retirer l’infâme de la tanière. Vous préférez attendre un moment refusant d’imaginer tous verdicts qui mettraient en péril votre saison de golf.
Vous demeurez immobile et priez vos sympathiques spectateurs d’attendre que l’horrible douleur se calme, les avisant que vous retirerez vous-même, ce délinquant de pied, le moment choisi. Pour l’instant, il n’est pas prêt.
Vous imaginez déjà l’homme de votre vie, stupéfié à la vue de sa partenaire de vélo, de marche et de golf dans un pareil état. N’écoutant que votre volonté, votre courage, vous refuserez carrément, même s’il l’ordonne, d’aller à la clinique pour une radiographie. Heureusement, il n’est pas loin, mais il n’est pas là. Tant mieux!
Vous avez repris vos sens. Avec une infime prudence, vous retirez la miraculée de son tombeau. Les cinq orteils bougent, la cheville aussi. Ouf! Rien de cassé. Lève-toi et marche « la gazelle », ordonnez-vous avant que le doute s’installe.
Pour la première fois de votre vie de belle-maman, votre gendre attendri vous offrira très gentiment son bras. Non pas le gauche, mais le droit. À son tour, votre fils vous ordonnera d’entourer de glace, la pauvre cheville et de vous asseoir « pour l’amour du ciel » expression favorite de votre mère en perte de patience.
Devenue deux fois sa taille, gonflée à bloc dirait votre petit-fils, la petiote emprunte à vos ombres à paupières les nuances les plus voluptueuses. De la pointe du pied à la cheville, les bleus, les ocres, les rosâtres se marient harmonieusement. Les compressent glacées, les bandages tout confort alternent au rythme d’un chrono.
Deux jours plus tard, la cheville reprend du poil de la bête et trouve chaussure à son pied. Vous voilà en marche vers un prompt rétablissement.
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23.06.2009
ATTENDEZ QUE JE VOUS RACONTE
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11.05.2009
JEU DE MOTS, JEU DE CHAMEAUX
Mon amie Céline m'envoie cette note. À mon tour je vous l'adresse la trouvant superbe.
Monsieur Lamère a épousé Mademoiselle Lepère.
De ce mariage, est né un fils aux yeux pers.
Monsieur est le père, Madame est la mère.
Les deux font la paire.
Le père, quoique père, est resté Lamère, mais la mère, avant d'être Lamère était Lepère.
Le père est donc le père sans être Lepère, puisqu'il est Lamère et la mère est Lamère, bien que née Lepère.
Aucun des deux n'est maire.
N'étant ni le maire ni la mère, le père ne commet donc pas d'impair en signant Lamère.
Le fils aux yeux pers de Lepère deviendra maire.
Il sera le maire Lamère, aux yeux pers, fils de Monsieur Lamère, son père, et de Mademoiselle Lepère, sa mère.
La mère du maire meurt et Lamère, père du maire, la perd.
Aux obsèques, le père de la mère du maire, le grand-père Lepère, vient du bord de mer, et marche de pair avec le maire Lamère, son petit-fils.
Les amis du maire, venus pour la mère, cherchent les Lamère, ne trouvent que le maire et Lepère, père de la mère du maire, venu de la mer, et chacun s'y perd !"
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31.03.2009
POISSON D'AVRIL
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28.03.2009
6ième photo
À vos ordres Framboisine, Charline F.Jegou, J’obéis. Je joue le jeu. Je ne triche pas. Voici la 6e photo d’un album regroupant les plus beaux moments de notre séjour en Uruguay.
Voici les noms des personnes que je tague : Héraime; josiane, Aliette, Annie, Gérard.
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11.01.2009
"LES ANODINITÉS" DE JOHN
Votre meilleure amie vous téléphone et, machinalement, vous demande : « Qu’est-ce que tu fais de bon? »
Vous avez envie de rétorquer comme le fait jOHN, le copain de votre mari à qui l’on pose la question : « je ne fais que des anodinités »
Si vous cherchez dans le Larousse, le Robert, le Flammarion ou le Hachette, « anodinité », n’existe pas. Ce mot anodin est une pure invention de l’illustre copain de l’homme de votre vie. À l’entendre mordre dans chacune des syllabes, vous comprenez vite que l’ex-PDG qui a connu ses heures de gloire veut plutôt dire: « je ne fais rien de valable. »
Depuis le premier jour de votre retraite, la parenté, les amis, les voisins, le boulanger, votre garagiste et même le curé de la paroisse ne peuvent vous croiser sans vous poser cette sempiternelle question : « qu’est-ce que tu fais de bon? »
Oseriez-vous répondre que vous vous amusez follement; que vous faites du sport, de la lecture, de la peinture, du bénévolat; que vous êtes le chauffeur désigné de vos petits-enfants; que vos rendez-vous et ceux de votre moitié chez le médecin, le dentiste, l’optométriste, l’acupuncteur et autres spécialistes du genre vous occupent abondamment?
Si l’on vous demandait « qu’est-ce que tu fous dans la vie maintenant que tu ne travailles plus? » au lieu de : « qu’est-ce que tu fais de bon? »
Avouez que ce serait peut-être plus dérangeant! De toute façon, vous n’avez pas envie de cultiver un sentiment de culpabilité et encore moins un complexe d’infériorité.
D’ailleurs, oseriez-vous dire que vous jouez au bridge; que vous participez à des forums de discussions; que vous consacrez des heures à archiver vos milliers de diapos conservées pêle-mêle dans des tiroirs; ou que vous vous égarez dans des recherches infructueuses pour retrouver vos ancêtres lointains ou que vous rédigez vos mémoires.
Surtout, n’allez pas révéler que vous êtes internaute, que vous « chattez » ou que vous êtes blogueuse, on doutera de votre emploi rationnel du temps, de ce temps qui passe et que vous ne voyez pas passer une fois rivée à votre écran.
Le comble, c’est lorsque l’on ajoute « as-tu des projets? » à la question bébête : « qu’est-ce que fais de bon? »
Il y a bien le pèlerinage à Compostelle dont vous rêvez depuis des lunes; le voyage à Dubai que vous planifiez depuis que vous avez vu la piste de ski intérieure, dans Paris Match et sur le Web; la rénovation de votre salle de séjour qui est en train de devenir un cinéma-maison. Peut-on appeler ces activités des projets, quand vous songez aux moindres projets que vous avez réalisés au cours de votre vie active?
Une fois à la retraite, les mots, les expressions ne veulent plus dire tout à fait la même chose. Juste à penser aux mots vacances et travail...
Revenons à la question : « qu’est-ce que tu fais de bon? »
En « roulant » vers votre rendez-vous (l’un de vos conseils d’administration sur lesquels vous êtes administrateur — je n’aime pas administratrice) vous décidez de faire le bilan de votre journée qui a débuté à sept heures. Pourquoi sept heures? Parce que justement, à sept heures, vous déposiez l’homme de votre vie à la bouche de métro (un rendez-vous matinal) lui évitant ainsi les embouteillages et la recherche d’un stationnement au métro et au centre-ville.
Trop tôt pour le banquier qui vous attend à neuf heures, vous profitiez de ces quelques moments de grâce pour retourner vivement à la maison, visiter votre blogue et lire vos messages, concernant votre réception annuelle à la « cabane à sucre. » (70 invités)
Le temps file. Heureusement que vous êtes branchée en permanence et, qu’à tout moment, on vous attrape sur votre cellulaire. (Même lorsque vous êtes sur un autre continent.)
Les transports en commun ramènent l’élu de vos rêves (il vous en a informé sur votre cellulaire évidemment) vous étiez donc là, à temps, pour l’accueillir.
Il est déjà midi. En amoureux et pour gagner du temps, vous choisissiez d’aller chez votre indien préféré manger un succulent curry Madras.
L’incorrigible auteur des anodinités, ajouterait volontiers à votre vocabulaire de retraitée, l’expression « en disponibilité » (couramment utilisée dans le monde de l’enseignement)
Vous êtes « disponible ». À 16 heures, vous vous pointiez à l’école pour cueillir comme une fleur, votre petite-fille adorée, la conduire chez l’orthodontiste, puis à la « clinique voyage » pour ses vaccins (le Pérou l’attend, elle et d’autres élèves de sa classe) et delà, vous reconduisiez le Trésor à la maison.
Dix-huit heures. L’assemblée mensuelle de votre conseil d’administration débutera dans quelques minutes. Heureux de vous retrouver, devinez ce que votre président s’empressera de vous demander après la bise et le « serrement de pinces »
.
« T’as l’air en forme, qu’est-ce que tu fais de bon ces temps-ci? »
Gageons que vous reprendrez votre souffle pour lui murmurer à l’oreille : je ne fais que des anodinités.
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19.09.2008
LE GOLF AUSSI MÈNE À TOUT…
Il faut que je vous raconte.
Le temps est superbe. Nous roulons vers Cape Hatteras en Caroline du Nord, situé à 1,150 km de notre bercail. Vacances annuelles familiales. Nous roulons les yeux fermés (ou presque) obéissant aveuglément (l’expression n’est pas trop forte) aux indications de la voix sublime sortie des entrailles de notre GPS.
Vous vous souvenez de ce bidule de malheur (le GPS) qui me cassait les oreilles quand je roulais à 100 km heure (je dis 100 au cas ou un policier lirait ce blog) en pleine heure de pointe, sur l’autoroute, m’ordonnant de tirer à droite ou de tourner à gauche et puis, qui recalculait au fur et à mesure de mes égarements? Je l’aurais étripé à l’époque. Ce soir, je le vénère.
Il fait nuit. Plutôt que de sombrer dans le sommeil, alors que l’homme de ma vie le chasse, je m’adonne à l’étude des fonctions de cet amour de GPS. « Tiens regarde! Non! Il ne faut pas. Je vois qu’il y a un parcours de golf à 25 milles." (Les kilomètres ne sont pas encore arrivés aux States). Le chauffeur émérite quitte la route du regard et se tourne vers sa passagère, balayant furtivement l’écran de son œil de lynx. Soit dit en passant, vous ne faites pas erreur en lisant “passagère”. Vous vous doutez bien que depuis l’achat du GPS j’ai été virée de ma fonction. Je n’ai plus à donner d’ordres au conducteur, la bouche mielleuse m’a remplacée.
— Si nous dormions ici, nous pourrions jouer au golf demain matin et reprendre la route vers midi? » dis-je, d’une voix un tant soit peu suggestive.
.
— L’idée n’est pas bête, reprends, mon Tiger Wood du dimanche. Nous arriverons un peu plus tard et puis, après tout, le temps nous appartient. (C'est ce que disent les gens à la retraite.)
Dieu qu’il est philosophe mon golfeur.
Ma mère m’aurait dit le sourire en coin : « tu vois, ce que femme veut, Dieu le veut. » Grâce à notre divin GPS, à 8 h 30 pile, nous sommes sur le tertre de départ d’un splendide parcours.
Tout va bien jusqu’au moment où, dans un élan presque parfait, le pro frappe sa Callaway, 3.50 $ US. Le projectile fend l’air et se retrouve dans une rigole réservée à la croissance et à l’épanouissement de fleurs aquatiques.
Jamais au grand jamais, mon compagnon de jeu abandonnerait sa balle. Nous nous dirigeons donc vers celle-ci qui repose sous la feuille d’une magnifique jacinthe d’eau. Rien n’y fait. Il ne parvient pas à la retirer de son impasse. C’est là qu’il décide d’enjamber la rigole abondamment couverte de fleurs.
Attention! Ce qu’il ignore en posant le pied sur ce qu’il croit être la rive opposée, notre hypocrite de rigole est au moins deux fois plus large qu’elle en a l’air. C’est à cet instant que je vois le pêcheur de balle en train d’enfoncer lentement jusqu’à la ceinture.
Du coup, il faut voir mon scaphandrier s’agripper tant bien que mal à tout ce qui porte racines et branches pour remonter à la surface et finalement émerger de son bain de boue.
Dieu merci il est sain et sauf. Ce n’est surtout pas le moment de rire ou de me moquer bien que je ne n’arrive pas à refouler quelques petits éclats. Plus de la moitié de l’homme est couverte d’une épaisse boue brune, visqueuse et nauséabonde. Vous imaginez le spectacle? Heureusement, le saint patron des golfeurs veille sur lui puisque je n’ai pas mon appareil photo.
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