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13/12/2017

UN SHOWER POUR TANYA, NOTRE FUTURE MAMAN

Un Shower, c’est chouette.

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Samedi 18 novembre dernier, c'était le « Shower de bébé » à l’honneur de Tanya, enceinte de sept mois d’un bébé fille. Vous devinez la suite de mon récit? Bientôt, quatre générations de mère en fille. Ce bonheur ma mère le goûta à la naissance de Tanya. L’histoire se répète 28 ans plus tard.

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Un Shower, c’est chouette. Une belle coutume. C’est l’occasion pour les parents et amis de témoigner leur admiration, leur amitié, leur amour envers la future maman, en lui offrant une ondée de jolies petites choses destinées au confort du poupon.  Cette coutume remonterait à la nuit des temps. En Amérique, c'est depuis les années 1900.

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Une raison de plus de chouchouter les traditions, les rituels, les coutumes, ces moments rassembleurs,

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porteurs de  joies et de purs bonheurs marquant des passages dans la vie, et dont on se souvient toujours.

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Un Shower sans jeux ne serait pas un Shower. Pendant que les uns lèvent leur verre à la santé de la future maman, les jeux vont bon train. Au tableau, sur lequel on prédit la date, l‘heure probable et le prénom que portera la demoiselle à naître.

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Tandis qu’à l’aide d’un bout de ficelle, en guise de ruban à mesurer, c’est à qui, parmi les invités arriveront à deviner, au centimètre près, le tour de taille de la maman?

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Au  bout de la table festive, qui des gars ou des filles réussira à percer le mystère du contenu des petits pots de purée pour nourrisson, à la dégustation des saveurs, sans faire la grimace.

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Arrive le moment de déballer l’avalanche de présents offerts, aussi utiles, jolis, qu’indispensables.

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En parlant d’indispensable, c’est justement ce à quoi ont pensé les parents de Nicolas, le futur papa en offrant à Tanya leur belle-fille,

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un gâteau géant «fait main» confectionné de couches jetables et truffé d’une ribambelle d’objets nécessaires à l’heure du bain et de la toilette de bébé. Un Croquembouche à l’heure du dessert n’aurait pas fait plus d’effet.

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La Fête est terminée, c'est l'heure de faire dodo

01/12/2017

L'HÔPITAL DES JÉSUS DE CIRE

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Quand vient décembre, hâtivement vous retirez de votre grand coffre de rotin, bougies, couronnes, boules de Noël, crèche et santons. Inconsciemment, vous entonnez les airs de Noël de votre enfance, dont celui des petits santons dormant dans leur boîte de carton.

Justement, repose dans sa boîte de carton, le Jésus de cire, œuvre de Juliette Chanel  que vous avez offerte il y a des lunes, à « madame- fille»,  grand-mère de cinq et bientôt d’un sixième angelot-fille.

Cindy, votre madame-fille vous a confié son enfant Dieu afin de prendre rendez-vous à l’hôpital des Jésus éclopés après avoir constaté que l’une des minuscules jambes avait quitté l’autre et  reposait béatement le long du divin petit corps, sans plus. Mystère! On ne connaîtra jamais les circonstances ou la cause de l’accident qui remonte à Noël 2016.

Il faut faire vite. Retrouver Sylvette Chanel et son hôpital de Jésus de cire, et lui confier l’enfant-roi pour une chirurgie d’urgence. Vous accompagnerez le trésor durant l’opération.

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 Une heure plus tard, vous ressortez de la « chapelle aux miracles», tenant en main l’enfant-roi remis à neuf.  Oui! Oui! Vous avez bien lu «Chapelle » pour être habitée de statuts de toutes dimensions, de vénérables saints,  d’angelots, d’anges, d’archanges en attente d’une reconstruction: ailes ou  bras cassés, visages "amochés", défraîchis, qui s’amènent de partout, même d’Europe. De cire de plâtre, de bois. Des Jésus de plus de cent ans d’existence, d’autres au visage défiguré ou mordu par un animal de compagnie. Des Jésus aux proportions de crèches d’église, voire de cathédrale.  Sans compter le nombre d’Enfants Jésus à produire d’ici un mois et livrer à temps pour Noël prochain.

Revêtue d’un sarrau blanc, c’est la chirurgienne-artiste qui vous éblouit par son doigté, son souci de perfection, son amour et sa passion pour la vocation qu’elle a choisi. Perpétuer, redonner un sens à ces immuables symboles d’espoir et d’allégresse.  

Sylvette, l’illustre septuagénaire de 78 ans en janvier prochain, tantôt créateur, tantôt sculpteur ou modeleur est l’ange qui crée, raccommode, guérit, reconstruit de ses doigts de fée des centaines de Jésus, de figurines anciennes et de statuts en bois, en plâtre ou en cire, assurant du coup leur pérennité.

Au moment de quitter la Dame qui œuvre au coeur de ce petit monde silencieux dans un « chez elle » calme et serein, surgit en vous cette pensée, cent fois citée, rivée à votre mémoire: «Objets inanimés, auriez-vous donc une âme».

Joyeux mois de décembre à vous tous.

À propos de Sylvette Chanel et de l’histoire des Jésus de cire, déjà parus sur mon blog : voir Archives: Les gens de mon pays- 14-12-2007, les Jésus de cire et 05-02-2013 C’est ça la vie.

20/11/2017

JULIEN, UN GARS

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Le 25 novembre 2009 naissait Julien, fils de Caroline et de notre petit-fils Éric. Julien est le premier-né de la G4 ( 4e génération). Du coup, son arrivée dans la tribu nous a élevés, nous, les grands-parents, au rang de bisaïeuls.  Il nous semble que c’était hier.

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 Julien aura 8 ans dans quelques jours. Je lui ai demandé la permission de le photographier , sans plus, sans savoir pourquoi. C’est ainsi.  Par la suite, en regardant longuement cette photo, j’ai compris, réalisé que Julien était devenu un autre. Non plus ce poupon, ce tout p’tit,

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ce jeune enfant.  Que Julien était devenu un « gars » avec toute l’admiration et le respect que je dois à son âge.  Cette photo me touche profondément et m’inspire à la fois. Aussitôt, j’ai cherché dans mes archives ce merveilleux poème maintes fois projeté,  lu et relu, que je vous livre une fois de plus et lui offre en guise de carte de souhaits qu’il recevra pour son huitième anniversaire de naissance.

QU’EST-CE QU’UN GARS

Situé entre l’innocence toute fraîche du nouveau-né et la dignité de l’adulte, se trouve une créature merveilleuse qu’on appelle un GARS.

Bien que de différentes tailles, poids et couleurs, tous les gars de la terre ont  une même raison de vivre : celle de goûter pleinement chaque seconde de chaque minute de chaque heure de la journée…

Des GARS, on en trouve partout, au-dessus, en dessous, alentour, grimpant, roulant, sautant…

Les mamans les aiment; les filles, elles, les détestent; les frères et les sœurs les tolèrent; les adultes les ignorent et…le ciel les protège.

Un GARS, c’est une vérité sur une figure…toute sale; c’est de la beauté, avec des doigts pleins d’encre; c’est de la poésie avec de la confiture dans les cheveux.  Un gars, c’est l’espoir de demain…avec une grenouille dans le fond de sa poche.

Un GARS, c’est un composé : il a l’appétit d’un cheval, la fougue d’une bombe atomique comprimée, la curiosité d’une belette, l’ambition d’un ministre, l’imagination d’une fourmi, l’audace d’un pompier…Et quand il entreprend quelque chose, il a les mains « pleines de pouces »…

Parmi les choses qu’il aime, il y a la crème glacée, la sauce B.B.Q., Noël, les « contes », les gens d’en face, l’eau, partout où l’on en trouve, les « cow boys », son père, les fanfares et les voitures de pompiers…

Parmi les choses qui ne l’attirent pas outre mesure, on peut citer : l’école, les devoirs du dimanche, les livres sans image, les cravates, les leçons de musique, les filles, les brosses à dents, les adultes…et l’heure du coucher.

Personne d’autre ne s’amuse autant, avec le vent, un chien, un ruisseau.  Personne d’autre qu’un GARS  peut enfouir dans une seule poche, un canif rouillé, une moitié de pomme, trois pieds de corde, un tire-pois, une boulette de substance inconnue, et un véritable appareil supersonique avec compartiment secret.

Un GARS, c’est une créature magique.  Vous pouvez le chasser de votre atelier, mais jamais de votre cœur.  Vous pouvez l’éloigner de votre journal, mais jamais de votre esprit.  Mieux vaut démissionner… Il est votre patron, votre dictateur, votre bourreau et votre maître.

Mais, le soir, quand vous rentrez à la maison, avec votre bagage routinier de tracas et d’espoir, un GARS, ça peut remettre tout à neuf, avec deux simples petits mots au pouvoir magique : « Salut p`pa!… »

(Adaptation de « What is a boy? » de Alan Beck par Lucien Brien”

 

17:05 Publié dans ARTISANAT | Lien permanent | Commentaires (5)

11/11/2017

11 novembre 2017 - jour du Souvenir au Canada

 

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En ce 11 novembre 2017, à l’occasion de la 99e cérémonie du « jour du Souvenir » au Canada, qui se déroule au pied du monument aux morts  érigé à la mémoire de ceux et celles qui sont tombés au combat,

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nous tenons à rendre hommage à trois de nos petits-enfants, au service des Forces armées canadiennes: Guillaume, Anthony et Rachel.

Sur la magnifique photo, Rachel, honorée d’être Sentinelle et de monter la garde devant le monument.

 

23/10/2017

UNE CITROUILLE ET SA SOUPE

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Octobre le splendide paré de ses plus beaux atours aux mille et une nuances, allant de ses verts devenus timides aux ambres, ocre, jaune multiple, jusqu’à s’éclater en des rouges dignes d’inspirer les plus majestueuses oriflammes.

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Octobre, c’est l’Action de grâces déguisée en jours festifs, son été indien, l’abondance de ses récoltes alors que courges, citrouilles et potirons  se bousculent aux étalages, aspirant tout un chacun, devenir  l’égérie de l’Halloween.

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Ce mois-ci, Héraime nous en met plein la vue sur son blog avec sa citrouille de 16.5kg. Pour le féliciter de son côté «cultural» du potager, grâce à sa fabuleuse récolte, je lui offre une recette authentique de soupe à la citrouille conforme aux critères de la cuisine régionale au Québec. Pourquoi pas!

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La soupe à la citrouille est tirée du livre : Recettes du Terroir lavallois , éditions Pénélope, 1992. C’est dans le cadre du lancement de ce dernier, coïncidant avec la fête des récoltes de ville de Laval, qu’un menu de circonstance fut présenté par le chef Richard Trottier alors chargé provincial du comité de la Cuisine régionale au Québec.

SOUPE À LA CITROUILLE

DU CHEF RICHARD TROTTIER 

(pour 4 personnes)

½ tasse (125 ml) d’oignon haché, 1 tasse (250 ml) de céleri haché, 1 tasse (250 m) de pommes de terre pelées et coupées en cubes, 4 tasses (1 litre) de citrouille coupé en cube, 3 tasses (700 ml) de bouillon de poulet, 2 tasses (450 ml) de lait, 2 à soupe (30 ml) de beurre, sel et poivre blanc au goût.

Faire fondre le beurre dans une casserole pour y faire revenir à feu moyen l’oignon, le céleri, les pommes de terre et la citrouille pendant 4 à 5 minutes en remuant fréquemment.

Ajouter le bouillon de poulet et amener à ébullition à feu vif. Réduire à feu doux et laisser mijoter pendant 25 minutes ou jusqu’à ce que les légumes soient tendres.

Retirer la casserole du feu. Déposer les légumes dans la jarre du mélangeur puis mélanger jusqu’à l’obtention d’une consistance homogène. Mettre cette purée dans une casserole puis la faire chauffer à feu doux en ajoutant graduellement le lait et en remuant fréquemment. Saler et poivrer.

Servir la soupe garnie de petits croûtons à salade.

 

01:27 Publié dans CUISINE | Lien permanent | Commentaires (4)

12/10/2017

LE SABOT DE FONFON, POURQUOI PAS?

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C’eut été un sabot de la vierge, le regard serait moins «amoché». Le sabot d’un faon, c’est une autre paire de manches. Mea culpa, on ne badine pas, on ne fait pas la Germaine avec des animaux que l’on dit sauvages.

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Il est huit heures. Un matin d’automne à faire rêver. Tremblant et l’abondance de ses feuillus aux mille nuances, vous en met plein la vue. Un ciel bleu mur à mur. Les premiers rayons du  soleil glissent le long du parcours du Géant et s’abreuvent de sa rosée. Vos amis matinaux, en retrait dans le sous-bois pointent de l’œil. Au moindre bruissement de votre part, ils dresseront l’oreille et viendront vers vous.

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L’odeur et le bruit de la pomme que vous croquez les attirent.

Fonfon, le dernier né des faons, le laissé pour compte, l’orphelin de mère vous a conquis. Du bout des doigts, si vous lui donniez un petit quartier de pomme?

L’autre, le grand frère, le jeune cerf d’un an vous observe. Plus que cela, il vous a à l’oeil. « Pourquoi lui et pas moi? »

Votre « cœur de pomme » cède et tend un deuxième quartier, vers lui cette fois. La mère de famille aurait dû se rappeler…

Loin d’accepter de partager la main nourricière qui tend la bouchée; comme la coutume le veut dans le monde des cerfs, le jeune Fonfon, dressé sur ses pattes arrière brandit ses deux sabots de devant vers le rival pour l’empêcher de prendre la bouchée.

Vous êtes là, témoin du geste tant de fois observé. Le temps de vous retourner sans crier gare, plutôt que d’atteindre son but et d’éloigner l’imposteur, le sabot de Fonfon se rabat vers vous et atteint votre visage.

Une « droite » d’un champion-boxeur ne ferait pas plus d’effet. Vous en êtes quitte pour une coquetterie non pas dans l’œil, mais le long de la joue.

Morale de l’histoire : On ne peut jamais prévoir comment réagissent ces chéris dont la présence et le regard vous apportent  tant de joie, d’émerveillement et à l’occasion d’étonnement.

24/09/2017

VIVRE OU LE BONHEUR TOUT COURT

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Il y a de ces bonheurs qui entrent en fronde, sollicitent votre accueil, s’emparent de votre espace-temps.

On sonne à la porte!  Quatre petites têtes à peine visibles de la fenêtre. Arthur, Ella, Charlotte, Laila. Vous ouvrez et le silence se retire. Les rires donnent le ton, inondent votre refuge, comme le soleil inonde tout ce qui vous entoure. Le temps d’une visite chez les bisaïeules.

Il y a de ces bonheurs, qui, comme l’eau  froide du torrent, vous glissent entre les doigts, vous ressourcent, vous revigorent.  Ces bonheurs tranquilles, vous les vivez au jour le jour, comme si de rien n’était. Comme s’ils vous étaient dus, vous les goûtez inconsciemment, machinalement et puis voilà.

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Il y a de ces bonheurs qui vous donnent des ailes. Tout au long de la semaine dernière, en ouvrant mon ordi., des gerbes de messages, tous plus chaleureux les uns et les autres, viennent enjoliver mon écran à l’occasion de mon anniversaire de naissance. Que de joie, que de bonheurs, ces « coucous », ces « j’aime », ces « j’adore » ces «joyeuses fêtes » qui résonnent dans  ma tête, soudent les liens d’appartenance, d’amitié, qui nous enveloppent et nous réchauffent. Merci, on ne dira jamais assez merci à vous.

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Il y a de ces petits bonheurs qui vous font craquer par leur fidélité à vous visiter. Un chevreuil qui vous regarde par la fenêtre, à l’heure où je vous adresse une note.

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  Cornou, ma corneille gourmande qui trempe son pain sec dans l’eau de la"rigole" avant de le déguster. Pas un jour ne passe sans que j’observe les prouesses de ma ménagerie, leur savoir-faire,  leur débrouillardise, leur instinct.  

Les bonheurs sont souvent forgés par les chagrins, les épreuves, les malheurs que l’on a surmontés oubliés, effacés.

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Ce 19 septembre 2017, aux bulletins de nouvelles, au moment où le Mexique vit un terrifiant séisme, les médias soulignent qu’en 1985, jour pour jour, un démoniaque tremblement de terre pulvérise le cœur de la ville de Mexico. La secousse aura durée 4 intolérables minutes, avec une intensité de 8.2 sur l’échelle de Richter qui compte 9 degrés.

Nous y étions, ce jeudi 19 septembre 1985, 7h18.

En même temps que la métropole se démantèle, on voit s’évanouir notre projet de congrès.

Nous sommes au cœur de la mégatropole du Mexique, ville hôte de notre V111e Congrès de l’Association mondiale de femmes journalistes et écrivains. Le congrès débute dans trois jours. 18 vice-présidentes et 22 pays ont répondu à l’invitation. 300 déléguées allaient être présentes. Le thème du congrès : « Haute technologie- clé de la réalisation du potentiel humain ».  Nous ne sommes qu’une poignée de congressistes (membres du Conseil d’administration) arrivées sur les lieux représentant toutefois les cinq continents. Il ne s’agit pas d’abandonner nos collègues mexicaines du chapitre hôte, cruellement éprouvées, mais de partager avec elles, jour après jour, ces moments chargés de douleurs et d’angoisse.

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Dimanche 22 septembre 1985, 11h00. Quatre jours plus tard, figées devant la grille qui nous sépare de l’hécatombe qu’est l’hôpital Juárez où sont ensevelis vivants des centaines de victimes, patients, infirmières et médecins, les larmes nous montent aux yeux. Le spectacle est déchirant. Nous n’avions rien imaginé de semblable, lorsque, près de nous, un militaire chuchote que l’on vient de sortir un premier bébé encore vivant. Merveille! L’espace d’une seconde, c’est l’allégresse. Miracle de la vie.

Une émotion ne vient jamais seule. Ce même dimanche, 22 septembre 1985, un télégramme provenant du Texas annonce ma nomination au poste de présidente de L’Association mondiale de femmes journalistes et écrivains.

Vivre, survivre, si c’était cela le bonheur…

16/09/2017

C'EST EN SEPTEMBRE QUE...

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NOUS DEVRIONS RENDRE GRÂCE AUX ANIMAUX

POUR L’INNOCENCE FABULEUSE

ET LEUR SAVOIR GRÉ

DE POSER SUR NOUS LA DOUCEUR DE LEURS YEUX INQUIETS

SANS JAMAIS NOUS CONDAMNER

Christian Bobin

 

 

06/09/2017

"MON DIEU, QUEL BONHEUR D'AVOIR UN MARI BRICOLEUR"

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En train de m’évertuer depuis plus d’un  gros quart d’heure à vouloir essayer d’ouvrir le tiroir chauffant de la cuisinière pour y retirer ma casserole favorite. Arrivée à bout de patience, je décide de faire appel à l’homme de ma vie.  

La malheureuse enfouie trop rapidement et coincée de travers dans le réceptacle ne bronche pas d’un milimètre obstruant obstinément l’accès au tiroir.

Après quelques minutes de turbulentes tentatives effectuées sans succès par monsieur Solution, le même homme décide de prendre les grands moyens. Il m’explique de long en large, l’opération à venir : nous (vous avez bien lu). Nous, suppose que l’exploit se fait à deux. Nous glisserons la cuisinière hors de son entrave. Une fois au milieu de la place (J’ai immédiatement imaginé que nous allions pouvoir la secouer comme un prunier, figurant que le tiroir ouvrira par enchantement). Oubli monumental :le poids de la dame (pas le mien, celui de la cuisinière.) et les dimensions de sa masse cubique.  L’homme à solutions et son assistante (moi, la femme) ont beau renverser l’estropiée et la déposer, face contre sol (vous imaginez déjà le spectacle) pour retourner ce « surpoids » s’en dessus-dessous, puis d’un côté, puis de l’autre. Une cuisinière, pas moi, mais «la surpoids» ça devient lourd à la fin. Rien n’y fait. La divine casserole reste coincée, prisonnière de son tiroir.

L’objet de notre combat, tout bonnement affalé sur le plancher, le tiroir toujours aussi fermé est maintenant braqué vers le plafond de la cuisine pour une seconde fois. Sans peur et sans reproche, mon "réparateur" aguerri lance un : « je joue le tout pour le tout ». Ce qui équivaut à dire que la cuisinière risque de rendre l’âme sur-le-champ de bataille. Ce sont des outils de gros calibres, des outils de guerre dont nous avons besoin juste à évoquer la « barre à clous », laquelle croit-il, en viendra à bout. S’en suivent de la part de mon mécanicien, quelques malicieuses manœuvres dont j’ignore la portée. Au bout de ce branle-bas de combat, en dépit de tout, notre demoiselle s’en ressort malgré tout, entièrement opérationnelle et impeccable comme si de rien n’était.

Nous remettons la dame, comme il se doit, sur sa position de confort. Comme par enchantement, sans avoir eu à l’écorcher à coups de « crowbar » sans avoir eu non plus, le temps d’invoquer le Saint patron des cuisiniers, le tiroir a cédé aux emprises et la casserole délivrée, connaît son heure de gloire.

Les vainqueurs n’ont plus qu’à s’appuyer fermement ventres contre four et glisser lentement le « bétail » jusqu’à sa station d’origine.

Le miracle accompli, il suffit de rebrancher dans la prise de courant placée au mur, le câble ombilical de 220 volts attaché au dos de la cuisinière et de faire en sorte que ce dernier ne se retrouve pas sauvagement coincé.

L’embûche se cache maintenant entre le mur et la cuisinière (je ne parle plus de moi, ni d’elle, mais du câble).

Pour s’en assurer, mon spécialiste des causes difficiles décide une fois de plus, d’employer les grands moyens et d’aller voir à la source. Un pied sur un banc de fortune, la jambe droite qui s’étire pour s’agenouiller sur le comptoir de granit, prolongeant son corps d’athlète (J’exagère) jusqu’à parvenir à avoir la tête écrasée contre le mur, endroit stratégique pour vérifier la position de l’objet de malheur : l’illustre câble. Moi, je zieute l’homme rampant allègrement vers la cible, dans un effort soutenu de contorsions, allant jusqu’à oublier une seconde, la fragilité de la surface noir  de la céramique de verre de la belle dame (toujours pas moi) et inconsciemment, de s’accouder sur elle. Légèrement dit-il, après quoi.  C’en est trop! Un coup de fusil ou de tonnerre n’aurait pas fait plus d’éclat. Vous devinez la suite. Nous avons désormais un tiroir qui ouvre abondamment, hélàs, perdu cette admirable surface qu'offre la céramique de verre.

 Les vainqueurs sont ainsi vaincus.

Dans l’heure qui suit, monsieur Fixit à ses heures, notre Patrick, tient à rassurer son paternel : « Ne t’en fait pas papa, je te commande un dessus, je le pose et maman n’aura pas à se départir de sa meilleure aide de camp ».

Note : Je veux remercier du fond du cœur Sylvie, la très agréable tante de Claude, mon gendre. Sylvie, est responsable du plaisir que j’ai eu à rédiger cette note, après lui avoir confié n’avoir jamais osé publier sur mon blog, mon anecdote qui frôle le rocambolesque. Merci Sylvie !   

Photo: Dr Jean Turmel, petit-cousin par alliance et  l'homme de ma vie devant un merveille d'appareil photo datant des années 1880. 

 

 

 

 

03/08/2017

DE MÈRE EN FILLE - QUATRE GÉNÉRATIONS

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Vous êtes grand-mère neuf fois plutôt qu’une (pour reprendre l’expression, lorsque le sujet est jugé digne d’attirer l’attention ou de provoquer l’admiration. 

Depuis ces huit dernières  années, sans heurt et sans douleur, trois de vos descendants de la troisième génération, Éric, Guillaume et Anthony, vous ont propulsée au titre de vénérable arrière-grand-mère. Ce qui n’est  pas peu dire. Dès lors, vous régnez au faîte d’une tribu de quatre générations grâce à vos six arrières-trésors, tous en chair et en os. Julien, Charlotte, Ella, Arthur, Laila, Thomas. Inéluctablement, s’écrit une belle histoire.

L'un de ces quatre matins, vous êtes assise, l’ordi sur vos genoux, les yeux levés au ciel à la recherche, non pas du temps perdu, comme le célèbre Proust, mais d’une anecdote savoureuse à raconter dans votre journal.  Arrive l’une de vos adorables petites-filles.

Grand-maman …! L’intonation de la voix en dit long et retient votre attention. Suit ce silence qui parle de lui-même et que l’on n’interrompt pas pour tout l’or au monde.  Vous présagez déjà la suite. Vous n’allez pas au-devant de la nouvelle pour ne pas atténuer la joie de l’annonce.  Discrète, attentive, sans l’ombre d’un mot, vous plongez votre regard de grand-mère comblée dans celui de la fille de votre fille Cindy.

Les yeux de la Pitchounette brillent d’un éclat inhabituel. En un regard, tout est dit. Dans une famille, il y a de ces non-dits, de ces expressions qui se lisent dans les visages, se perpétuent d’une génération à l’autre.

Le silence se rompt: elle vous annonce comme par enchantement: «C’est pour janvier!» Vous avez tout saisi.

Vous, la fière grand-mère dont on commente abondamment, dans les journaux ou sur la place publique, la performance ou les succès de votre illustre tribu; dans un élan d’exaltation et sans l’ombre d’un doute, vous lancez gaillardement : Youpee! C’est merveilleux! Cindy, votre fille ajoute sur le même ton :" cela veut dire que nous serons quatre générations de mère en fille pour la deuxième fois, comme au moment de la naissance de Tanya.

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Sur la photo: Les quatre-générations de mère en fille. Vous, votre fille Cindy et votre petite-fille Tanya qui repose dans les bras d'Yvonne, son arrière grand-maman maternelle. Dans les bras de cette même arrière grand-maman cette fois paternelle, Rachel la cousine, en compagnie de sa maman Annie et de sa grand-maman Claudine.  

Le silence garde son souffle et se rabat sur votre propos.

Mais grand-maman! (C’est au tour de la petite-fille médecin de ramener sa grand-mère les deux pieds sur terre) « Je ne sais même pas si c’est une fille ou un garçon. Le foetus est de la taille d’un haricot tout au plus ».

Attendons! C’est le ton teinté de sagesse de la grand-mère qui ajoute son mot. Vous précisez qu’un garçon ou une fille ne changera rien à l’amour que vous porterez au poupon de votre petite-fille.

Arrive le troisième mois, il y a quelques jours de cela. Au tour de Madame votre fille de vous téléphoner : «As-tu ouvert tes mails? Va voir sur ton ordi, j’attends au bout du fil ». On ne rit pas. L’ordre est donné. 

La pitchounette apparaît sur votre écran. Vous n’en croyez pas vos yeux. La vignette est rose. Pour l’instant, tout est dit.

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La joie dans l’âme, une fois de plus, vous fredonnez Bachelet et sa merveille de chanson:

« Quand l’enfant viendra poser sa vie,

dans ce lit de bois que j’ai fait pour lui,

je dirai merci… »

 

 

 
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