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22/09/2018

GRAND-MAMAN C'EST À TON TOUR...

Le jour de votre anniversaire, chaleureusement entourée de votre tribu, Iseult,votre petite-fille vous informe qu'elle est en train de vous écrire, précisant qu’elle voudrait que son message soit publié sur votre Blog.

À votre insu, votre visage trahit votre malaise. Iseult pressent votre hésitation. «Grand-maman, depuis toujours tu nous regardes  vivre, c’est à mon tour de te regarder vivre. Je voudrais que tu publies ma note sur ton Blog. Tu parles souvent de nous, tu racontes des anecdotes à notre propos. D’ailleurs, j’aurais aimé intituler mon texte « Grand-maman c‘est à mon tour de te regarder vivre » je n’ai pas osé.

L’argument est de taille. Votre petite-fille est maintenant une ado. Sa réplique vous impressionne et vous questionne. Vous ne voulez pas la décevoir. Si elle vous demande cela, en bonne grand-mère, croyant connaître votre petite-fille, vous soupçonnez qu’elle a sûrement une bonne raison».

Quelques jours plus tard, vous recevez le courriel en question intitulé : « Texte de Bonne fête pour ton blog »

Vous ne vous attendiez pas à ce vibrant hommage. Profondément  impressionnée par la qualité de la narration, vous pressentez l’aveu que votre petite-fille livre entre les lignes. Vous saisissez votre cellulaire. « Iseult, je suis émerveillée et touchée à la lecture de ton message. Dis-moi, qu’est-ce qui t’a amenée à poser ce geste épistolaire? Comment en es-tu arrivée là? »

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Sans l’ombre d’une hésitation, elle vous répond; «Grand-maman je lis ton Blog. À la suite d’une suggestion de Françoise la Comtoise, l’une de tes fidèles amies blogueuses, tu as réussi à   publier 26 notes, chacune ayant pour thème une lettre de l’alphabet. Je me souviens! Tu me confiais avec enthousiasme que, pour chacune d’elles, tu dévorais les pages concernées de tes nombreux dictionnaires; tu épluchais savoureusement les mots les uns à la suite des autres; tu trouvais l’exercice un pur délice, un jeu fantastique».

"C’est à ce moment que j’ai décidé de faire comme toi grand-maman,  d’écrire et aussi comme tu le dis si bien de faire de mon dictionnaire mon livre de chevet."

Cette fois, l’argument de la petite fille a gain de cause et raison de la grand-mère comblée. C'est à ce moment que vous acceptez de partager cette joie avec Françoise, la cousine de Franche-Comté et de reproduire bien humblement le contenu du texte de Iseult.

Texte de Bonne fête pour ton Blog

Bonjour, mon nom est Iseult. Je suis la plus jeune Walsh de la troisième génération de notre tribu. Aujourd’hui, pour la première fois depuis des lustres, un texte sera écrit à propos de ma grand-mère Pierrette Parée-Walsh. Le 14 septembre 1931, une femme extraordinaire a rejoint notre monde. Cette femme se nomme Pierrette. Personne ne le savait à ce moment, mais Pierrette allait devenir une auteure extraordinaire, une mère merveilleuse, une grand-mère exceptionnelle et une arrière-grand-mère formidable. Ma grand-mère m’inspire énormément. Elle a voyagé le monde, elle a suivi sa passion, elle a influencé tous ceux qu’elle rencontre, elle met du bling partout où elle va, mais surtout, elle apporte de la joie à tous ceux qui l’aime et qui ont la chance de la côtoyer une fois par année comme ceux qui la voie tous les jours. Pierrette est une femme exceptionnelle âgée de maintenant 87 ans, surprenant je le sais elle a l'aire d'en avoir bien moins. Elle est une femme active qui fait encore du ski en hivers et du golf en été. Elle est un symbole de passion, de persévérance, de beauté, de douceur, d’amour et de compassion. Je ne sais pas ce que je ferais sans elle et j’espère ne pas le découvrir bientôt.

Ma chère Grand-maman, je t’adore énormément. J'adore cuisiner avec toi, danser avec toi, rigoler avec toi et même t’aider à faire le ménage, car le simple fait d’être en ta présence me comble de bonheur. J’espère te rendre fière de la personne que je vais devenir. On t’aime grand-maman et l'on ne veut surtout pas que tu l’oublies.

Bonne fête
Iseult ta petite-fille qui t’adore.

            

14/08/2018

L'ART DE VIEILLIR...

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« L’art de vieillir consiste à conserver quelques espérances » 

Vous êtes au supermarché. Vous êtes à l’aise dans ces sortes de grandes surfaces, où il y a de tout. De la carte de souhaits au gigot d’agneau, de la baguette de pain à l’ail, au papier hygiénique; en passant par les bijoux, les appareils photo, les chaises de jardin. Il y a de tout, et plus encore, jusqu’aux robes de «bal de graduation» (en saison) pour vos pitchounettes.

Un vendredi soir, comme des centaines de moutons de Panurge, vous vous retrouvez dans ce vaste espace de rêves et d’abondance.

Vous avancez à petits pas. C’est le côté magique du lieu qui vous attire. Au bout de l’allée des friandises  et toutes espèces de sublimes gâteries, surprises!  Vous n’en croyez pas vos yeux. C’est bien le doyen de votre groupe de skieurs.  Sans crier gare, vous l’interpellez haut et fort pour ne pas le perdre de vue, comme s’il était seul, pour vous rendre compte que la moitié des acheteurs au comptoir de fromages se retournent vers l’homme, qui à son tour vous aperçoit. Un monument de taille ne ferait pas plus d’effet, « l’armoire à glace », pour reprendre l’expression, le copain skieur qui vous dit « je te suis » pour mieux vous dépasser au premier virage. L’athlète invulnérable, médaillé seize fois, le danseur qui aurait fait rougir Fred Astaire. Il est là à deux pas de vous, les mains rivées à son panier.

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 Qu’a-t-il de plus que les autres pour recevoir une telle attention? Quatre-vingt-douze ans bien sonnés,  droit comme un chêne, souple comme un roseau, jovial, enjoué,  respectueux et par surcroît,  bel homme notre nonagénaire. De cette beauté qui se mérite avec le temps qui passe.  

Je "reluque" son chariot et me demande ce qu’il fait ici.  Dans le panier d’épicerie, six chandelles d’ambiance et une bouteille de vin. « Des fois que quelqu’un s’arrêterait chez moi. J’aime recevoir ».

Ce soir-là, c’est le souper anniversaire à la « Résidence » et le connaissant depuis des lunes, je suppose qu’il ajoutera sûrement  une gerbe de fleurs qu’il offrira à une dame parmi celles à qui il aura offert le plaisir d’une danse comme au temps de sa jeunesse.

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Notre skieur de haut niveau, élu au Temple de la Renommée du Ski Canadien (Le Temple de la Renommée du Ski Canadien souligne les accomplissements des personnes remarquables qui ont excellé et/ou ont grandement contribué à l’avancement des sports de glisse.), médaillé seize fois et membre de "Ski Bon Âge" nous a quittés le 30 juin dernier, à l’âge de 93 ans.

 « C’est grand la mort,  c’est plein de vie dedans »

Félix Leclerc ».    

 

 

03/08/2018

UNE HISTOIRE DE PÊCHE

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Pas dans un lac caché au fond des bois, favori des pêcheurs aguerris comme l’est ma digne et privilégiée cousine Denise. Pas sur les bords  d’une rivière tumultueuse qui favorise le fabuleux lancer à la mouche comme seul, mon beau-frère sait le faire. Non!

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 Dans une spectaculaire "Pourvoirie", tout confort, rien de moins. Tout ce qu’il y a de plus (talons aiguilles) pense mon petit- fils en décrivant l’endroit: Voiturette de golf pour transporter gréements et pêcheurs vers les lieux rêvés; chaloupes spacieuses qui vous attendent au quai, lacs à volonté dans lesquels foisonnent les truites gourmandes mouchetées ou arc-en-ciel. Bref une journée de rêve à rêver les yeux ouverts pour reprendre l’expression.

Pour avoir eu à l’oeil mon « martin-pêcheur » s’affairer aux préparatifs, on a beau dire, il reste que se préparer pour une excursion de pêche  n’est pas une mince affaire. Il lui aura fallu un bon moment sans que je précise la durée pour rassembler l’arsenal diaboliquement enchevêtré, dans les multiples coffrets de pêche remisés depuis des lunes. Cuillers métalliques de formes, de tailles et de couleurs variées; mouches pour experts,  au cas zou;  hameçons en quantité industrielle; moulinets. Et j’en passe. C’est étonnant ce que peut contenir un coffret de pêche. C’est comme une boîte de boutons à coudre. J’ai appris avec le temps que celui dont on a besoin n’est jamais là. Pour le pêcheur et compagnie, tout  est prêt  bien avant l’heure du départ y compris l’huile à mouche. Même le GPS est déjà programmé pour nous mener à bon port sans oublier son Agrippine à la voix suave. (Dans 500 mètres, tournez à gauche puis à droite) Je l’ai maintes fois répété : elle me tombe sur les nerfs. Nous n’arrêtons pas le progrès direz-vous. D’accord!

Pour la pêche, à ce jour, nous avons dépisté deux adeptes inconditionnels : Sinead et William. Invitation lancée, invitation acceptée sans hésitation de la part des deux G3. (3e génération). C’est un départ!

 Deux heures quinze minutes sous un ciel sans nuages et route panoramique d’une beauté sans fin. Vingt minutes pour un accueil chaleureux et cordial de la part des membres de la "pourvoirie; « Briefing » de circonstance pour les besoins de la cause. Nous voilà Sinead, William et les grands-parents assis dans la spacieuse chaloupe. On nous a même indiqué sur une carte, quelques petits endroits de prédilection. La pêche sera bonne. Les truites nous attendent, ce n’est pas peu dire!

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De son œil de lynx, n’écoutant que sa mémoire, la grand-mère (moi) s’offre le plaisir de proposer l’endroit précis ou jeter l’ancre, grâce à une leçon de pêche 101 intitulée « où se cachent les truites » dispensée par son regretté beau-père, un pêcheur invétéré. La leçon porte ses fruits. Un jour, elle a  même décroché le trophée tant convoité de la prise de la plus grosse truite au sein d’un groupe de pêcheurs journalistes membres d’un magazine spécialisé, à l’occasion d’une excursion de pêche. On ne rit pas.

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Une fois l’ancre jetée, ce que l’homme de ma vie n’a pas prévu: c’est l’ardeur qu’allaient mettre nos deux mousses à sortir les poissons grâce aux astuces transmises secrètement par l’éminent  guide de la pourvoirie. Et vas-y grand-père, c’est presque la pêche miraculeuse. Le temps de poser le vers bien dodu sur l’hameçon, de descendre la ligne à l’eau, attendre que la pitchounette morde et  hop là! Notre Saint-Pierre fait le reste. Le reste c’est dans l’embarcation que cela se passe.

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Le Saint-Pierre (patron des pêcheurs), si j’ai bonne mémoire (l’homme dans les circonstances )épuisette en main, il a beau être agile, il lui en faudrait deux pour suffire à la demande des trois pêcheurs qui semblent ne pas avoir une minute à perdre. Le temps d’enfiler un ver et de lancer la ligne à l’eau et c’est reparti de plus belle.

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Si vous me demandez de résumer notre journée?  Je réponds fantastique, inoubliable et mémorable à cause des anecdotes et du plaisir d’être ensemble à partager une expérience formidable. 

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Je vous invite à deviner le poids de la plus grosse truite pêchée?

Combien en avons-nous pêché à nous quatre?

Soyez assurés que je serai enchanté de lire vos réponses. 

02/08/2018

UN SOUFFLE DE VIE

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Une tige interminable, quelques feuilles, une minuscule fleur qui regarde la lumière, un fruit à peine perceptible (la pièce de monnaie). Voilà ma seule et dernière lunaire: Lunaria Rediviva,( lunaire vivace).Affectueusement appelée: monnaie-du-pape.

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La présence au bercail de cette jolie plante, appréciée des fleuristes, remonte à1958. En se propageant allègrement, elle a tôt fait de régner en maître à l’époque. Pouvez-vous croire que depuis plus de soixante ans, fidèlement,  ma «monnaie-du-pape » de la famille des crucifères occupe une place de choix dans l’espace « jardin d’autrefois » composé de cœurs saignants, d’hortensias, de lanternes chinoises et d’hémérocalles.

Cette année, à mon grand étonnement,  je  n'ai  retrouvé qu'une seule lunaire en fleurs et en feuilles qui a survécu aux assauts de l'hiver. «Je me dois de sauvegarder et protéger la petite chérie, porteuse des éphémérides de la tribu. Il en fallut de peu pour que ma «résiliente» disparaisse à tout jamais. Un souvenir vieux de 60 ans, que m’offrit Évelyne, ma voisine. En ce temps-là, le printemps venu, les nouveaux arrivants que nous formions dans le patelin, échangions de jeunes plants ou des graines de semence pour enjoliver rocaille, jardinet, platebandes.

Ma lunaire déracinée, "esquintée" dans le transport vers le refuge, allant jusqu’à perdre sa tête fleurie, n’est plus qu’une longue tige dépouillée de ses atours.

Morale de l’histoire! Il m’aura fallu voir surgir ce petit souffle de vie. Cette toute petite chose obstinée à occuper sa place au soleil, pour que je me réapproprie le temps qu’il faut,  un temps qui n’a pas son pareil pour vous adresser une note, vous raconter et vous rappeler que je pense à vous tous.

Je vous souhaite un agréable mois d’août en perspective.

 

12/05/2018

JOYEUSE FÊTE DE MÈRES FLEURIE, SUCRÉE ET ENSOLEILLÉE

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"Mon premier message sur le web.

Je suis Jade, j’ai quatre mois, la dernière-née de la tribu. Je suis au resto., dans les bras de mon arrière- grand-mère.

Au grand bonheur de mes bisaïeuls, nous sommes déjà sept moussaillons de la G4. (4e génération) Julien, Charlotte, Ella, Arthur, Laila, Thomas et moi Jade. À nous sept s’ajoute

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notre cousine de France (Manon tête de pioche), la poupée de bois d’adoption, faite main, précieux souvenir d’une « bloguinade» du côté de Franche Comté et de la cousine blogueuse, Françoise la Comtoise.

À l’occasion de la fête des Mères, le 13 mai et au nom de mon Arrière, je souhaite à toutes les mamans, les grands-mamans; les mamans et les grands-mamans adoptives; les mamans par amour et les arrières:

Une joyeuse fête des Mères fleurie, sucrée et ensoleillée

Gros bisous et un câlin de ma part."

Jade

11/04/2018

LA VIE À TIRE-D'AILES

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Aujourd’hui, vous êtes au bercail,  la maison de toujours. Vous êtes assise devant l’écran de votre "ordi" et chaque fois que vous tournez la tête, côté fenêtre, il y a cette adorable petite boule de plume, blottie contre le carreau qui vous regarde «c’est à n’en pas croire vos yeux ».

Répondant à votre appel et Fasciné comme vous par la présence de ce frêle moineau gris, l’homme de votre vie  propose de faire le grand ménage annuel du nichoir, fixé à portée de regard, au mur de votre maison, et cela depuis des lunes. «Madame oiseau pourra bâtir son nid à son gré. Peut-être est-ce cela qu’elle nous demande » suppose mon amoureux de la gent ailée.

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Une fois de plus dans l’échelle. Si tôt dit, si tôt fait.

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La maisonnette, occupée depuis des décennies, des générations, retrouve  son  allure  de pouponnière.

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Voilà Monsieur moineau domestique perché sur son toit, pour reprendre possession des lieux tandis que sa compagne  inspecte l'intérieur pour voir s'il conviendra à sa nichée. Sous vos regards attendris, vous suivez le va-et-vient des futurs parents.

Au refuge, c’est Farina,

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ma corneille qui regardera par la fenêtre, tournera de l’œil pour obtenir sa collation : Une becquée de pain. S’il est rassis, elle ira le tremper dans la rigole. 

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L’hiver empiète sur le printemps non sans être accompagné de quelques bonnes bordées de neige propices à la saison des sucres. Du jamais vue. On se croirait en janvier : vents, bourrasques, grésil, verglas à la rigueur.

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Pendant ce temps, les G4 prolongent le plaisir de l’hiver

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(Moineau domestique, (passer domesticus) petit passereau granivore et insectivore de la famille des passeridés et à l’ordre de passeriforme.) Guide d'identification des oiseaux du Québec 

 

29/03/2018

LE CIEL, LE SABLE ET LA MER

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Vous avez la mémoire à fleur de peau, quand il s’agit de revivre un moment drôle, vous donnant l’occasion de rire de vous-même et d’en rédiger une note par surcroît.  Exemple : « Quand le bateau s’en va» (archives 22-06-2008) publié sur Blog50. C’est ce à quoi vous avez pensé en descendant de la voiture, un matin de brise légère, à quelques minutes près de votre départ sur le  parcours de golf Links à Miramar Beach, quelque part en « Florida » comme aime dire votre voisine, qui ne jure que par le jour où ce sera son tour de poser les pieds sur l’un de ces tertres bénit des dieux. (Le terme Links est utilisé pour nommer les parcours de golf se trouvant généralement en bordure de mer. Source Wikipedia) 

Ce qui vous fait revivre votre inoubliable aventure marine, la comparant à ce qui vous arrive à deux pas de votre départ, c'est cette sorte de similitude de la scène, pour vous la golfeuse du dimanche et l’homme de votre vie. Ce ne sont plus vos cinq ou six joyeux compères enfoncés dans leur chaise tout-terrain, observant d’un sourire moqueur, vos ébats de marins de baignoire en train de mâter la bête de somme qu’est devenue le fougueux engin de flottaison.  C’est la douzaine de Tiger Wood retraités enfilés le long des voiturettes, bouches bées, vous reluquant, ébahis. Ils n’attendent plus impatiemment l’instant de départ ordonné par le Marshal qui, lui aussi, a suspendu le temps pour voir ce qui adviendra de ces deux tourtereaux délinquants venus de nulle part brouiller la paix des lieux.

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Rappelez-vous : « Links et bord de mer» comme ces parcours de golf  que vous zieutez sur le petit écran les jours de pluie; ou comme la chanson, il y a le ciel, le sable et la mer; ou mieux, comme votre entrée spectaculaire dans ce décor paradisiaque.  Escortés! 

Escortés depuis le moment où, cherchant parmi les méandres, celle qui vous conduirait allègrement sur le parcours convoité. Arrive soudain derrière la vôtre, (votre voiture) celle-là  plus ou moins de malheur, auréolée de deux gyrophares en action. « Good Lord! » (Vous êtes aux "USA". Vaut mieux vous adresser à Dieu dans la «langue du pays » aurait dit Duteuil. «Qu’avons-nous fait de pas correct? »  Apparaît l’homme en uniforme, plus grand que nature et, plus étoffé, galonné, médaillé comme dans les films du Far West américain. Flanqué à la gauche de votre bolide, il vous annonce que la limite est de 12 miles à l’heure et que vous en rouliez 18. Convaincu que vous êtes des golfeurs étrangers à la recherche de l’entrée du Club House. Dans un sourire qui en dit long, il vous rassure : « Je pourrais vous donner une contravention, mais je ne ferai pas. Je me contenterai d’un avertissement. Partez! je vais vous suivre jusqu’au terrain de golf et je remplirai le papier sur place. Soyez sans inquiétude pas de contravention, juste un avertissement.»

Le temps s’est arrêté chez les « foursomes »à l’instant où les deux voitures (la vôtre) et celle de l’agent plein d’égards ont franchi la ligne d’arrivée. Dieu est loué.

Du jamais vu! Vous ne comptez plus le nombre de golfeurs au garde-à-vous, perturbés par votre façon de pénétrer sur les lieux, votre présence insolente dans ce décor de rêve, sans parler de l’effet des gyrophares en service.

Passeports, permis de conduire, identifications et quoi encore? Tout y passe. Puis, une signature au bas de l’avertissement et vous voilà quitte pour une petite remontrance, livrée sur un ton théâtral, par le garant de paix, à la satisfaction de vos témoins golfeurs tous confondus.

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Les gyrophares ont quitté sans plus. Le Marshal rassuré et souriant vous avise que  c'est votre temps de départ. Vous jetez un dernier regard sur les brochettes de foursomes qui ont retrouvé leur entrain et l’esprit de golfeur, tandis que vous les comparez à vos joyeux lurons enfoncés dans leur chaise tout-terrain.

25/01/2018

Tremblant dans sa splendeur

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Si une photo vaut mille mots?

Au sommet de Tremblant

C'est le septième ciel

 

24/01/2018

LE TEMPS QU'IL FAIT

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Ce matin, il fait un temps de cocooning». Pour une fois, vous n’avez pas envie d’aller dehors. Un temps bruineux. Pourvu que cette bruine froide ne dégénère en pluie verglaçante».  La météo nous parle de neige fondante, de redoux. Autant de mots qui vous sont familiers. Ajoutez le mot réconfortant qui invite à la lecture, à l’écriture, au classement de vos photos, au rangement de vos petites choses précieuses comme la prunelle de vos yeux.

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La visite de votre adorable corneille interrompt ce temps de rêverie. Vite un croûton de pain pour elle. Vous lui lancez une invitation : «Cocotte viens manger! ».  Elle est là, à portée de main, elle attend sa ration. Écureuils, mésanges, chardonnerets en font autant, se gavent de graines de tournesols et de miettes distribuées dans vos  « boîtes à fleurs »  suspendues et dénudées durant la rude saison.

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Ludovic, votre  branche de coudrier, votre météo personnelle, n’indique rien de bon puisqu’il affiche une mine grise, il se trompe rarement le pauvre, fixé à la merci des vents et des tempêtes.

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Un regard vers lui et vous avez le temps qu’il fera dans les prochaines heures.

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L’automne venu, vous avez sauvegardé deux géraniums avec ordre de fleurir votre hiver. Mission accomplie. Ils trônent devant la fenêtre. Regardez-moi ces merveilles gavées de bons soins des mains de votre  jardinier (... de la fleur de l’âge) avec leurs jolies floraisons éphémères. Leur présence crée de l’ambiance et réchauffe les cœurs par temps de froidure.

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En pensant à ces « réchauffe-cœur » vos G4,  Arthur, 6 ans le 13 février prochain et Laïla, 5 ans le 11 août, sont venus sonner à la porte de votre refuge pour vous offrir leur photo de futurs élèves. Nicole votre Berrichonne rirait sûrement en vous entendant dire: "une photo, n’est-ce pas là, le plus beau cadeau au monde? »

 

19/01/2018

Le temps suspend son vol...

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Pour la naissance de Jade…

Nous sommes le dimanche 14 janvier 2018. Vous apprenez  que Tanya, votre petite-fille, la petite chérie, très enceinte depuis un bon  moment est admise à l’hôpital Saint-Jérôme.  « Le travail est commencé » selon l’expression familière. Vous voilà  plongée littéralement en attente  comme l’est l’homme de votre vie. Spontanément, cela vous incite à parcourir d’un balayage de mémoires votre « généalogie du présent » entretenue avec passion. 

Heureux, émus, figés par le temps suspendu, vous revivez  à deux, les heureux moments qui ont accompagné  les naissances de vos trois enfants; de vos neuf petits-enfants et enfin celles de vos six arrières.

Pour subir l’attente, pour étoffer les réflexions,  pour calmer le temps qui prend tout le temps qu’il faut, vous le comblez d’une foule d’anecdotes entassées au creux de vos plus précieux souvenirs.

Les heures coulent interminablement. Vous et l’arrière- grand-père  tournez en rond. Impossible d’entreprendre quoi que ce soit.

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9,42 pm, ce même dimanche qui a pris une éternité dans son quotidien dominical,  vous recevez un MMS accompagné d’une splendide photo d’un papa tout nouveau tenant la petiote dans ses bras. Puis, un appel de Nicolas et de Tanya, les heureux parents vous annonçant la naissance de Jade, un poupon  de 8.04  livres . C’est l’euphorie. 

Le temps qui vous sépare de votre visite à  la nouvelle maman ne court plus assez vite pour vous.

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Pour la septième fois de votre carrière de grand-mère, vous coifferez le titre de bisaïeule. Même si l’appellation est pour le moins « âgeuse » pensez-vous.

 Qu’importe, à chaque nouvelle naissance dans les catégories  G3 ou G4 pour (3e ou 4e génération) vous « tripez » (le mot est d’usage) vous avez la nette impression de ne jamais avoir cessé de vous multiplier.

 Ce que vous omettez de dire. Pour tuer le temps, c’est d’avoir chaussé vos skis pour quelques descentes en attendant l’heure des visites à l’hôpital et enfin voir la binette de votre nouvelle arrière-petite-fille, la cajoler, et féliciter les heureux parents.

La vie de Jade repose dans vos bras. Moment inoubliable.

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Tanya est rayonnante.

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Vous jetez un œil sur votre fille. La grand-mère l’est tout autant. En une seconde, votre mémoire bascule et du coup, vous revivez la joie de sa naissance, comme si c’était hier. Éblouissante de cette fierté de nouvelle maman, Tanya lance un: «Grand-maman, si nous prenions une photo de nous quatre pour ton blog : les quatre générations de mère en fille».

Vous ne demandez pas mieux.

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En tenant votre arrière-petite-fille amoureusement, vous pensez: Pas besoin de donner naissance pour se sentir une maman, il suffit de prendre un enfant dans ses bras et de le serrer contre sois. Le tour est joué. Parole de bisaïeule.

   

 
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